Missions en hausse, budgets en baisse : les enseignements du Baromètre COMOSUP 2026
Présentés le 12 juin 2026 à l’occasion des Rencontres COMOSUP organisées avec l’Université Le Havre Normandie, les résultats de la première édition du baromètre « La communication universitaire : organisation, positionnement et évolutions » offrent un éclairage inédit sur les réalités de la fonction communication dans les établissements d’enseignement supérieur.
Réalisé par COMOSUP en partenariat avec France Universités et Campus Com, ce travail s’appuie sur les réponses de 36 établissements et constitue la première photographie nationale de l’organisation, des ressources, du positionnement et des perspectives de la communication universitaire.
Ce qu’il faut retenir
Les résultats mettent en évidence une évolution rapide des missions confiées aux directions de la communication. Communication institutionnelle, recherche, vie étudiante, sciences et société, attractivité, marque employeur ou encore international : les périmètres d’intervention ne cessent de s’élargir.
Face à cette montée en puissance, plusieurs constats émergent :
- des équipes souvent limitées au regard des missions exercées ;
- une forte proportion d’agents contractuels dans les directions de la communication ;
- des budgets majoritairement contraints, avec une tendance à la baisse dans un établissement sur deux ;
- un positionnement stratégique encore inégal selon les établissements ;
- une transformation numérique accélérée, notamment autour de l’intelligence artificielle.
Le baromètre met ainsi en lumière un « effet ciseaux » entre l’élargissement continu des missions et des ressources qui peinent à suivre.
Gouvernance : le principal levier d’influence
L’un des enseignements majeurs de cette première édition concerne le lien entre gouvernance et influence.
Les données montrent que la capacité d’une direction de la communication à contribuer aux décisions stratégiques dépend moins de la taille de l’établissement ou de son budget que de la place qui lui est accordée dans les instances de gouvernance.
Le baromètre souligne ainsi que la reconnaissance de la communication comme fonction stratégique reste encore largement tributaire des cultures institutionnelles.
L’intelligence artificielle, une transformation déjà engagée
Présente dans la quasi-totalité des projections formulées par les répondants, l’intelligence artificielle apparaît comme l’un des principaux facteurs d’évolution du métier dans les années à venir.
Si de nombreux établissements expérimentent déjà ces outils, les démarches structurées restent encore peu nombreuses. Le secteur se trouve aujourd’hui à un moment charnière, entre exploration, montée en compétences et construction de nouveaux cadres d’usage.
Une première édition appelée à durer
Au-delà du diagnostic, ce baromètre a vocation à devenir un rendez-vous régulier pour la communauté de la communication universitaire.
Les indicateurs recueillis cette année constituent une première base de référence qui permettra, lors des prochaines éditions, de suivre l’évolution des moyens, des organisations et du positionnement stratégique de la fonction communication dans l’enseignement supérieur.
