Les prochaines rencontres de COMOSUP se tiendront à l’Université Le Havre Normandie les jeudi 11 et vendredi 12 juin 2026 sur le thème « Communiquer sous contrainte : stratégie, gouvernance et responsabilité à l’heure de la transformation du financement des universités »
- Transformation du financement public : quels nouveaux cadres pour la communication universitaire ?
- Gouvernance et communication : articulation, arbitrages et priorisation
- Dire le budget, dire la contrainte : quel discours institutionnel sur la situation financière ?
- Communication interne en période de tension financière : un levier sous-estimé ?
- Attractivité, image et responsabilité : communiquer « juste ».
Synthèse des rencontres
Communiquer sous contrainte, mais avec ambition
Initialement prévues à l’Université Le Havre Normandie, les Rencontres COMOSUP 2026 se sont finalement tenues en ligne, réunissant les communicantes et communicants de l’enseignement supérieur autour d’un sujet au cœur de l’actualité des établissements : « Communiquer sous contrainte : stratégie, gouvernance et responsabilité à l’heure de la transformation du financement des universités »
Tout au long de la journée, intervenants et participants ont partagé analyses, retours d’expérience et pistes d’action autour d’une conviction commune : la communication n’est pas une variable d’ajustement mais un levier stratégique pour accompagner les transformations des universités.
Une communication qui doit retrouver sa capacité à prioriser
La transformation du financement de l’enseignement supérieur impose de nouveaux arbitrages.
Au-delà de la baisse des moyens, plusieurs intervenants ont souligné la nécessité de sortir d’une logique d’empilement des actions pour revenir à une communication plus sélective, davantage alignée sur la stratégie des établissements.
La question n’est plus seulement « comment faire autant avec moins ? », mais plutôt « sur quoi faut-il concentrer nos efforts pour produire un véritable impact ? » La communication devient ainsi un exercice permanent de priorisation, fondé sur les missions essentielles de l’université et les objectifs de long terme.
La gouvernance, facteur déterminant de l’efficacité de la communication
La deuxième table ronde a mis en évidence un constat largement partagé : la place de la communication dépend avant tout de la culture de gouvernance des établissements.
Lorsque les directions de la communication sont associées suffisamment en amont aux décisions stratégiques, elles peuvent accompagner les transformations, anticiper les situations sensibles et renforcer la cohérence institutionnelle.
À l’inverse, lorsque la communication intervient uniquement en aval des décisions, elle se limite souvent à expliquer ou gérer leurs conséquences. Les échanges ont également illustré la diversité des organisations existantes au sein des universités, sans qu’un modèle unique ne s’impose.
La communication interne, un investissement plus qu’un coût
L’atelier participatif consacré à la communication interne a montré que celle-ci constitue un levier essentiel dans les périodes de transformation.
Accompagnement du changement, qualité de vie au travail, marque employeur, diffusion d’informations fiables ou encore maintien de la confiance : autant de dimensions qui prennent une importance accrue lorsque les organisations traversent des périodes de tension budgétaire.
Les participants ont partagé plusieurs retours d’expérience montrant que la communication interne contribue directement à la cohésion des équipes et à la capacité des établissements à conduire les évolutions nécessaires.
Communiquer « juste » plutôt que communiquer davantage
La dernière table ronde a sans doute été l’une des plus marquantes de la journée.
Les échanges ont plaidé pour une communication plus authentique, davantage tournée vers les impacts que vers les seuls moyens mobilisés, capable d’assumer les difficultés sans construire un récit exclusivement défensif.
Plusieurs exemples ont illustré qu’une communication sobre, sincère et pensée dès l’origine des projets pouvait renforcer la crédibilité des établissements, développer leur attractivité et mieux faire comprendre leur rôle dans la société.
Les intervenants ont également insisté sur la nécessité de sortir d’une communication trop centrée sur l’institution pour replacer les universités dans les grands enjeux économiques, scientifiques et démocratiques qui concernent l’ensemble de la société.
Un premier baromètre pour objectiver les évolutions du métier
La journée a également été l’occasion de présenter les premiers résultats du Baromètre COMOSUP de la communication universitaire, réalisé avec France Universités et Campus Com.
Cette première édition dresse un état des lieux inédit de la fonction communication dans les universités françaises. Elle met notamment en évidence plusieurs paradoxes :
- une communication reconnue comme stratégique mais encore insuffisamment associée aux décisions ;
- des missions qui s’élargissent tandis que les moyens humains et financiers se contractent ;
- une profession qui continue néanmoins à se transformer et à innover malgré les contraintes.
Ce premier baromètre constitue désormais un outil collectif pour objectiver les réalités du métier et nourrir les réflexions des établissements comme des instances nationales.
Les replays bientôt disponibles
Les captations vidéo des différentes séquences seront prochainement mises en ligne sur le site de COMOSUP afin de permettre à chacune et chacun de retrouver les échanges et de prolonger les réflexions engagées lors de cette édition.
Merci !
Nos sincères remerciements à l’ensemble des expertes et experts qui ont éclairé les discussions :
Jean-Noël CASTORIO et Olivier THURIES, respectivement premier vice-président et agent comptable de l’Université Le Havre Normandie, Louis BUYSSENS, Directeur de Cabinet de la DGESIP, Théo HABERBUSCH et Amaury BATHET pour SIRIS Academic, Caroline LAPLANE, directrice adjointe de la communication de l’Université de Strasbourg, Bruno PERAN, président du réseau Dircab ESR, Manuel CANEVET fondateur de l’agence Canévet et Associés Bastien FLORENTY et Romain FORESTIER, pour le service communication de France Universités et Delphine GIRY, directrice de la communication de l’Université Savoie Mont-Blanc
